Aller au contenu principal

Détails article

Rentrée Judiciaire 2021-2022 : Pari réussi pour le comité d’organisation

La tradition a encore été respectée pour les juridictions du Burkina Faso. Ce vendredi 1er octobre 2021, s’est tenue dans la salle des banquets de Ouaga 2000, l’audience solennelle de la rentrée judiciaire en présence du Chef de l’Etat, Garant de l'indépendance du pouvoir judiciaire, Roch Marc Christian Kaboré et de plusieurs autres personnalités nationales et internationales.

 

C’est dans la pure tradition judiciaire que s’est déroulée la rentrée judiciaire 2021 -2022.
Lecture du rapport de synthèse sur le thème de la rentrée, le discours du barreau Burkinabè, des ordres des huissiers et des notaires, les conclusions du Parquet, sans oublier l'adresse du Président du Conseil supérieur de la magistrature, sont entre autres des actes forts de cet événement majeur coorganisé par la Cour de cassation, le Conseil d'Etat et la Cour des comptes.
« La contribution du pouvoir judiciaire à la lutte contre le terrorisme», c’est le thème dont la synthèse du rapport a été lue par Jeanne Somda/Soulama, Commissaire du gouvernement adjoint du Conseil d’Etat (honneur aux dames pour une rare fois) . De cette lecture, on retient des acquis mais des insuffisances dans la réponse judiciaire au terrorisme. Pour gagner cette bataille contre cette guerre imposée, des recommandations sont formulées :
- la définition d’un meilleur statut des membres du pôle judiciaire spécialisé afin de les motiver à faire carrière dans le pôle ;
- la spécialisation des magistrats ;
- l’institution de juges pour mineurs dans la chambre spécialisée de jugement ; 
- la création d’une passerelle de partage d’informations entre les services de renseignement et le pôle judiciaire spécialisé en vue d’une meilleure judiciarisation du renseignement ;
- la création au sein du Ministère en charge de la justice d’un service exclusivement consacré à la coopération judiciaire internationale ;
- la dynamisation d’un cadre d'échange d’informations et de bonnes pratiques entre acteurs juridictionnels et non juridictionnels de la lutte contre le terrorisme ;
- l’acquisition d’une table d’écoute judiciaire ;
- la mise en œuvre effective de l’ensemble des techniques spéciales d’enquête notamment l’infiltration ;
- la protection et l’appui aux acteurs du procès pénal terroriste (magistrats, greffiers, avocats, accusés, parties civiles, témoins) ;
- le recrutement de magistrats ;
- la création du métier des interprètes judiciaires ;
- la création d’un fonds d’intervention au profit du Pôle judiciaire spécialisé ;
- la création d’un fonds d’indemnisation des victimes autres que les agents publics.

Au parloir, Me Siaka Niamba, le bâtonnier, est surtout revenu sur les difficultés que vivent les différentes juridictions. Elles se résument entre autres au manque de personnel, de logistique, notamment de bureaux, et de moyens financiers pour permettre aux acteurs du monde judiciaire d’accomplir convenablement ses missions.
 Roch Kaboré engagé à trouver des solutions
Le chef de l’Etat a assisté à cette cérémonie qui a duré 1h30mn environ. Roch Marc Christian Kaboré s’est félicité des résultats déjà engrangé des actions du terrorisme dans le cadre judiciaire malgré les difficultés. Le Président du Faso indique que tout sera mis en œuvre pour faciliter le travail des juridictions. « Je peux vous dire que j’ai noté toutes les préoccupations et nous ferons en sorte que l’Etat puisse effectivement satisfaire à ces conditions » , a-t-il martelé.
A la fin de la cérémonie officielle, Justin Jean Baptiste Bouda, Premier président par intérim de la Cour des comptes, le Président du Conseil supérieur de la magistrature (CSM)/Premier président de la Cour de cassation, Mazobé Jean Kondé, et le Premier président par intérim du Conseil d’Etat, Marc Zongo, ont eu une audience à huit clos avec le Président du Faso, Garant de l'indépendance du pouvoir judiciaire. 
En rappel l’organisation de la rentrée est faite de façon tournante entre les trois hautes juridictions. La rentrée judiciaire de l’année 2022-2023 sera organisée par la Cour des comptes.

Le service communication