
Dans le cadre de son programme d’activités annuelle, la Chambre chargée du Contrôle des Opérations des Collectivités Territoriales (CCOCT) a organisé du 4 au 7 mai 2026, un atelier de perfectionnement sur la gestion des comptes des collectivités locales. En tant que structure de la Cour des comptes spécifiquement chargée du contrôle des comptes des 17 régions et 351 communes du Burkina Faso, la CCOCT place l’amélioration technique au cœur de ses priorités pour assurer un contrôle de qualité. Ce qui implique d’améliorer le fonctionnement des outils informatiques dédiés à l’instruction et au jugement des comptes de gestion.
Il s’est donc agit, au cours de ces quatre jours de travaux, d’identifier les anomalies constatées par les utilisateurs après une année d’expérimentation des outils conçus en 2024 ; de stabiliser les différents paramètres des fichiers informatiques pour les rendre plus stables et enfin de tester la fiabilité des outils mis à jour à travers l’instruction concrète de quelques comptes de gestion.
Dans une approche inclusive et pour garantir toutes les chances d’aboutir à un outil pertinent, l’activité a réuni différents profils entrant en ligne de compte dans l’instruction et le jugement des comptes ainsi que dans la supervision. Ont donc pris part aux travaux, le Premier président de la Cour des comptes et le Président de la CCOCT, des Conseillers, des assistants de vérification (acteurs directs de l’instruction), des Commissaires, représentants du Parquet général (en charge de la poursuite pour les fautes de gestion) et le greffier de chambre. Le Chef du Service informatique a également pris part aux travaux pour apporter un appui technique à la stabilisation de l’outil.
Outre l’amélioration des outils informatiques, la rencontre a aussi permis de renforcer les connaissances sur les textes législatifs et réglementaires qui régissent la production et le jugement des comptes de gestion des comptables publics. Pour ce faire, la Chambre a bénéficié de l’expertise de M. Olivier KABORE, Trésorier régional du Nazinon, qui a passé en revue le cadre juridique encadrant la tenue de la comptabilité des collectivités territoriales (loi organique relative aux lois de finances, CGCT, code de transparence, etc.), la tenue de cette comptabilité et les obligations qui pèsent sur les administrateurs et ordonnateurs en matière de reddition des comptes.
Pour le Premier président de la Cour des comptes, cette activité revêt une importance stratégique dans la mesure où le renforcement des capacités permet aux agents d’être pleinement au fait de leurs missions d’instruction et de jugement des comptes de gestion. Cette maîtrise technique est, selon lui, la condition sine qua non permettant à la Cour de remplir efficacement ses missions régaliennes de contrôle des finances publiques et de sanction des manquements aux règles de gestion.
Grâce à cette synergie entre les outils informatiques optimisés et une connaissance juridique actualisée, la CCOCT dispose désormais de leviers solides pour assurer un contrôle efficace des comptes des collectivités territoriales.




